28.03.2008
Analyse des Municipales à Tarbes
Nous avons tenus avec Guy BAQUE un point presse afin de livrer notre analyse des élections municipales à Tarbes. Ci après l'article de La Semaine des Pyrénées du 27/03/2008 :
Municipales : Après l’échec de l’union de la gauche à Tarbes Deux dissidents très critiques Après la défaite de la liste d’union de la gauche, les langues commencent à se délier à gauche. Stéphanie ABBADIE, ex PS et Guy BAQUE, ex Les Verts, sont montés au créneau. Stéphanie ABBADIE et Guy BAQUE, après avoir quitté le Parti Socialiste pour la première et les Verts pour le second, avaient constitué le groupe divers gauche au sein du conseil municipal de Tarbes. Ils n’étaient présents sur aucune des cinq listes qui étaient présentes lors des élections municipales sur Tarbes. Pourtant, ils ont été sollicités par Pierre LAGONNELLE (MoDem) et Gérard TREMEGE (UMP) mais n‘ont pas répondu favorablement aux sollicitations. En 2014, avec les membres de leur association, ils pourraient bien être plus actifs. Pour l’heure, ils ont souhaité dresser un bilan des Municipales 2008. « Notre position a été volontairement de rester silencieux et en retrait pendant cette campagne contrairement à ce qu’on avait annoncé. Mais on s’en expliquera plus tard avec l’association. Aujourd’hui, nous parlons au titre d’anciens élus. Nous avions envie de faire une analyse de cette élection municipale et notamment de l’échec de la gauche », a précisé en ouverture du point presse Stéphanie ABBADIE. « L’écart a été multiplié par 65 par rapport à 2001. Donc cet échec, il est clair » Pour l’ex conseillère municipale socialiste, il s’agit là d’une défaite cuisante. « Le maire sortant a été réélu face à une liste d’union de la gauche. Une liste fortement constituée par les partis politiques malgré ce qu’on veut bien dire. Un échec de la gauche, malgré un contexte national plutôt favorable aux listes de gauche. Pour rappel, en 2001 la gauche avait perdu la mairie qu’elle dirigeait depuis une vingtaine d’années de 26 voix. Si en 2001 on pouvait se dire que Gérard TREMEGE avait gagné la mairie de justesse et les Tarbais étaient indécis. Là, le choix est clair puisque l’écart de voix est sans appel avec 1 700 voix. L’écart a été multiplié par 65 par rapport à 2001. Donc cet échec, il est clair. Les Tarbais se sont prononcés clairement pour leur maire. » Mais pour Stéphanie ABBADIE, il faut faire l’analyse de cet échec et essayer d’en trouver les explications. « Les Tarbais auraient mérité une campagne d’un autre niveau. J’ai eu le sentiment qu’il n’y a pas eu véritablement de débat de fond et de confrontation de projet. Cela s’est souvent résumé à des attaques personnelles. Parfois cette campagne, m’a semblé assez proche du caniveau ou des poubelles. Pourquoi la gauche a-t-elle perdu ? Il y a plusieurs raisons. » Pour Stéphanie ABBADIE cette défaite peut d’abord s’expliquer par la composition de la liste. « Lorsqu’on a découvert cette liste, on s’est rendu compte que 80 % des gens qui constituaient cette liste étaient des fonctionnaires. Je n’ai rien contre les fonctionnaires. Sauf qu’il me semble qu’une liste doit être représentative de la population afin que cette dernière s’y retrouve à l’intérieur et qu’elle se sente représentée. A gauche aussi il y a des gens qui travaillent dans le privé, qui sont chef d’entreprise, artisan, commerçant. Je pense donc qu’il était possible de faire une liste plus représentative. Même si quelques personnes venaient de la société civile, elles étaient proches des partis politiques et de ces réseaux là. C‘était donc une société civile assez reconnue sur Tarbes et proche des partis de gauche hormis peut être M. DINTRANS. » « J’analyse ça comme un refus de cette liste et un refus de la personne qui mène la liste » Stéphanie ABBADIE considère ensuite que Jean Glavany n‘était pas la tête de liste idéal. « Depuis que le PS se battait pour avoir la tête de liste sur Tarbes, enfin il l’avait, avec quelqu’un d’envergure nationale qui est habitué de côtoyer les décisions au plus haut niveau de notre pays mais qui pourtant n’a pas été choisi par les Tarbais. Quand on analyse, un petit peu les chiffres, on s’aperçoit que la gauche gagne sur les cantons de Tarbes III et IV. Il y a même un écart de voix significatif. Aux cantonales les gens se sont prononcés pour la gauche et aux municipales ils ont voté TREMEGE. J’analyse ça comme un refus de cette liste et un refus de la personne qui mène la liste. Se sont-ils demandés si Jean Glavany était véritablement le meilleur candidat à Tarbes ? S’il allait se consacrer pleinement à la ville ? Je crois que personne n’a été dupe sur le fait que Jean Glavany était inspiré par des destins nationaux et non pas locaux. » Ensuite, pour l’ex socialiste, cette défaite s’explique par la façon dont la campagne a été menée. « Il y a eu essentiellement lors de cette campagne des attaques personnelles. Certes, le maire sortant, personne n’est dupe, tous les Tarbais le savent, est de droite. C’est un maire UMP. La stratégie de la droite en ces temps difficiles était de ne pas trop le mettre en avant. On sait que Gérard TREMEGE n’est pas un homme de gauche même s’il a prôné l’ouverture. La gauche s’est souvent arrêtée sur cela en disant qu’il ne voulait pas dire qui, il était. Et quand on fait cela, on ne fait pas le reste. On ne parle pas des projets. On reste à des débats qui sont souvent stériles. On avait l’impression que cette liste de gauche était plus préoccupée par le désir de récupérer le pouvoir à Tarbes. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle proposait une véritable alternative du pouvoir. » Stéphanie ABBADIE souhaite maintenant préparer les élections municipales de 2014 avec les membres de son association. « On a une association qui fonctionne relativement bien. On n’est pas habitué à faire les choses de façon temporaire. Oui, on a envie de s’investir pour notre ville sinon on ne serait pas là aujourd’hui. Si on avait voulu être sur une liste, on aurait été présent. Mais on n’était pas prêt à vendre notre âme au diable pour être élus. » Guy BAQUE a confirmé cela. « Nous avons en effet été sollicités pour participer à cette élection par Pierre LAGONELLE et Gérard TREMEGE pour être sur leurs listes en position éligible. Nous avons décliné leurs propositions, considérant que nos convictions et nos engagements passés devaient primer. Nous sommes toujours de gauche. Nous devions rester en harmonie avec nos idées. C‘est ça aussi voir la politique autrement. Hélas, il y a trop de personnes qui étaient présentes sur la liste d’union de la gauche pour poursuivre leur carrière politique. » Patrick SACRISTAN « Une insulte vis à vis des électeurs » Guy BAQUE a vivement critiqué le fait que Chantal ROBIN-RODRIGO et Philippe DINSTRANS avaient décidé de ne pas siéger dans l’opposition au conseil municipal de Tarbes. « C’est condamnable. Nous avons appris par la presse que le 2e et le 3e de la liste ne siégeraient pas. Hors dans des déclarations récentes M. Glavany a dit ceci : « quand on se présente à une élection, il faut en assumer les conséquences ». On voit là que la cohésion de la liste a ses limites. Était-ce des candidatures de vitrine ou d’appât ? C’est une insulte vis à vis des électeurs et un encouragement à l’abstention, cette façon de procéder en politique. »
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15.03.2008
Prochainement
La campagne des municipales touchant à sa fin, nous vous donnons rendez vous la semaine prochaine...
12:54 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
